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Une découverte cosmétique faite pendant un repas funéraire

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Bonjour mes petits loups ! Avant de commencer, pour vous conter la fantastique histoire d’un ingrédient cosmétique aujourd’hui très connu, je dois rendre à César ce qui est à César et vous dire qu’elle fait partie des nombreuses histoires et connaissances du livre L’incroyable vie de la peau, écrit par le Docteur Monty Lyman, un excellent ouvrage évoquant la peau, son histoire, sa physionomie et son fonctionnement sous toutes ses formes.

Bonne lecture !

Le héros de notre histoire

Nous sommes en Belgique, en 1895

Je vous présente tout d’abord le héros de notre histoire, Émile van Ermemgem. Il  est belge et bactériologiste. Ce n’est pas n’importe qui, car pour démarrer dans sa profession, il a eu un super prof, qui n’était nul autre que Robert Koch !

Cela ne vous dit rien ?

Alors, sachez que Robert Koch est un célèbre médecin allemand qui nous a offert comme avancée la découverte de la bactérie de la tuberculose, appelée à cette époque « le bacille de Koch ».

Cette découverte lui vaudra non seulement un prix Nobel, mais aussi le fait d’être considéré comme un fondateur de la bactériologie moderne.

Mais vous allez voir que son élève Émile ne va pas être en reste !

Le destin vient chercher Émile en 1895, alors qu’il est professeur d’université. Les autorités viennent quémander son aide pour résoudre une bien étrange affaire…

Drame lors d’un repas funéraire

Émile van Ermemgem est amené en Wallonie, dans un village du nom de Ellezelles, sur une scène d’horreur. Ironiquement, celle-ci se déroule lors d’un enterrement…

La scène est un repas funéraire. Les proches du défunt discutent et mangent quand soudain, une trentaine de convives perdent leurs expressions faciales. Certains perdent la vue, d’autres n’arrivent plus à avaler et s’étouffent avec leurs aliments. Trois musiciens venus animer le dîner décèdent très rapidement, leurs muscles respiratoires ayant brusquement cessé de fonctionner.

Émile enquête ; il interroge des témoins, fait des prélèvements, dont notamment un, qui va être décisif, sur un jambon. Il reçoit ensuite des découpes des rates des défunts pour analyse. Il ne trouve aucun poison, mais un élément commun dans les rates des défunts et ce fameux jambon mal cuit.

Dans son laboratoire, les résultats lui font penser à une découverte faite une vingtaine d’années plus tôt par un médecin allemand, Justinus Kerner, qui avait identifié une maladie appelée « botulisme ».

Le botulisme est une maladie bactérienne neurotoxique qui donne des paralysies musculaires et qui, à ce titre, peut être mortelle, car rappelons que le cœur est un muscle ! Cette maladie s’attrape souvent dans le cadre d’aliments avariés ou tout du moins, mal conservés.

Sur un jambon servi à ce fameux repas funéraire, Émile a identifié une bactérie, le  « Clostridium botulinum », qu’il est le premier à avoir identifié comme étant la bactérie donnant le botulisme.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais quel est le rapport avec la cosmétique ?

Eh bien, le Clostridium botulinum tue, car il crée une toxine appelée toxine botulique, que tu connais sûrement davantage sous le nom de Botox !

De la toxine botulique aux soins cosmétique en passant par l’armement

Maintenant que tu connais mieux l’histoire du Botox, tu dois tout de même te demander comment diable en sommes-nous venus à injecter une toxine d’une maladie mortelle dans les rides de nos stars hollywoodiennes et maintenant, chez un large public.

La suite de l’histoire se passe en 1980. À cette époque, Le Dr Jean Carruthers, ophtalmologue et son mari, le Dr Alastair Carruthers, dermatologue, ont l’idée de procéder à une injection de toxine botulique pour tenter de guérir des patients souffrant de  blépharospasme qui est un clignement excessif et involontaire des yeux.

Les patients sont revenus enchantés, non seulement du résultat, mais d’un effet secondaire qu’ils ont beaucoup apprécié : c’est comme s’ils avaient perdu leurs rides !

Au début, la proposition du traitement esthétique de l’âge par la toxine botulique est mal accueillie par la communauté scientifique. Toutefois, un grand laboratoire américain se nommant Allergan la commercialise  en 1997 sous le nom de Botox. Ce produit ne sera pas autorisé en France avant 2003. Ainsi donc, le Botox va paralyser un endroit choisi et donc limiter, voire effacer les rides d’expression, grâce à la toxine botulique et à son incroyable histoire

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